Truxton Orcutt, selon le blog qui lui est consacré [voir ici] représente « une voix nouvelle dans la littérature américaine de l’après 11 septembre. C’est aussi une énigme : caché sous de nombreux hétéronymes, signant le livre sous un pseudonyme emprunté à William Gass (dans le roman Omensetter’s luck), élevant des alligators dans sa retraite floridienne sur le Bayou Garnier, Orcutt pourrait bien lui-même n’être qu’un personnage de roman, comme si l’américain qui se cache derrière son nom avait fait ses gammes chez Borges et Pessoa. »
Dans « l’hospitalité des voleurs » son seul ouvrage traduit en français (publié par HB éditions voir http://www.hb-editions.com/fo/a/165.html ), empruntant l’identité d’un dénommé « Tsi Ying Tseu », il s’intéresse à la limite de la créativité des automates, comme le montre l’extrait ci-dessous, publié sur « son » blog à l’adresse : http://truxtonorcutt.blogspot.com/ .
Cette hésitation à savoir qui des deux, du créateur ou de l’oeuvre, est l’humain ou l’automate n’est pas sans rappeler la chute de « Romanesque 2.0 » (cf http:romanesque.fr ). Et d’ailleurs, ne ressentez vous pas quelquefois une telle mise en abîme quand vous utilisez votre ordinateur ? Au point de vous demander lequel de vous ou lui instrumentalise l’autre ?
L’extrait de « l’hospitalité des voleurs » qui prend la forme de deux récits symétriques se trouve juste après : Continuer la lecture →